2007-Aug-13 -
Tout le monde connaît Thomas Mulcair. C'est notre ex-ministre du Développementdurable
que notre premier ministre, Jean Charest a mis à la porte et qui s'est réfugié au NPD, à Ottawa, où il est en train de se tailler une réputation comme défenseur de l'environnement.
Pourtant, il était loin d'être un défenseur de l'environnement pendant qu'il était ministre au Québec. Facile de changer de réputation. À Ottawa, il n'aura qu'à dire le contraire que ce qu'il
disait à Québec.
Croyez-le ou pas, il a, lui aussi, son plan pour éliminer les algues bleues. Son projet de loi devrait être présenté à
l'automne. Le but: compenser les agriculteurs qui doivent sacrifier une partie de leurs terres pour augmenter les bandes riveraines. Toujours selon M. Mulcair "les agriculteurs sont prêts à
coopérer mais ils ne veulent pas être les seuls à en assumer les coûts".
Ah! Les pauvres agriculteurs! Ils sont donc à plaindre.D'autant plus que présentement, ils n'ont que 3 mètres de bande riveraine à protéger. Pour les faire passer de 3 mètres à 10 mètres, il va falloir les payer, maintenant. La belle affaire!
M. Mulcair a-t-il oublié que les villégiateurs sacrifient volontairement une partie de leur terrain (un full 10 mètres plutôt que le maigre 3 mètres des agriculteurs) pour régénérer les bandes riveraines depuis 1974? La question se pose: pourquoi les agriculteurs n'en feraient-ils pas autant?
Si M. Mulcair veut vraiment faire de l'environnement, il ferait mieux de travailler avec les villégiateurs plutôt qu'avec les agriculteurs.
Tony Le Sauteur
Le plus farouche défenseur de l'environnement au Québec.
Tony Le Sauteur